02/11/2006

Couleurs

soleil12

 

Mes yeux s’égarent dans la cour. Un mur, des briques grises et brunes, décolorées, ternes. Des arbres blêmes, ternes. Un ciel livide, troublé, plombé, délavé, terne.

 

Que se passe-t-il donc ? Où sont passées les enluminures, les bariolures, les mouchetures et puis les jaspures et les marbrures de l’été ? Claude Monet, toi le peintre de la lumière, tu me manques. Viens donc, j’ai tant besoin de toi et de tes touches de couleur. Amène tes pinceaux et, pour mon plaisir, mets-toi à roussir, à blondir,  à rougir la terre. Ne t’arrêtes pas, verdis, bleuis, jaunis. Laisse-moi me perdre dans tes herbes folles même si elles ne sont pas toujours vertes. Dans tes coquelicots. Eux, ils sont rouges, si rouges. Et puis dans tes chemins orangés et tes eaux et tes ciels d’un bleu lapis ou d’un bleu pers.

 

J’ai besoin de tout ça et puis de plus encore. J’ai besoin de bleu auréolé d’or. Et comme dit la chanson « plus bleu que le bleu de tes yeux, je ne vois rien de mieux que le bleu des cieux ». Et puis encore comme dit le poète : « quand j’ai besoin de bleu, j’ai recours à tes yeux ».

 

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22:46 Écrit par Nicole | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Remède : aller vivre au Mexique !
même le jour des morts y est une fête...
Belle nuit à toi

Écrit par : Friduchita | 03/11/2006

que de couleurs, en attendant le retour du printemps il nous reste tes textes.

Écrit par : anne | 03/11/2006

couleurs Le soir arrive très tôt et la ville est toute sombre. Dans tout ce noir c'est gai de retrouver tes textes colorés. Amitiés

Écrit par : Martine | 04/11/2006

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