03/12/2006

Mes deux grand-pères

                                           blog violoniste
 

Chaque violon qui pleure me fait immanquablement penser à mon grand-père. Et oui, j’avais un grand-père musicien. J’avais aussi un grand-père coiffeur. En fait, c’était le même. Aux fêtes, dites familiales, il y allait toujours de son petit air de musique. Oh pas de la grande musique, de la petite seulement mais c’était bien gai. Dès qu’il jouait, j’en oubliais le grand-père coiffeur pour ne penser qu’au grand-père musicien. J’étais très fière. Tout le monde ne pouvait se targuer d’avoir un grand-père violoniste en même temps qu’un grand-père coiffeur. Même s’il  n’avait jamais joué du violon que dans des coulisses des salles de cinéma, dans le temps. Il y a bien longtemps.

 

Mon grand-père s’en est allé. D’abord dans une seniorie, comme on dit maintenant pour avoir bonne conscience. Là il ne jouait plus du violon. C’est vrai qu’il était plus facile de garder un instrument à la maison qu’un grand-père vieillissant. Puis, il est parti vers son ailleurs à lui.

 

Tu vois grand-père, toi qui es juste la pièce à côté, quand j’entends un violon, qu’il pleure ou qu’il rit, je tourne la tête vers la porte et tu entres, le sourire aux lèvres, la musique en bandoulière.

 

Le violon est toujours là, accroché au mur dans le hall chez ma mère. Un jour, il sera pour moi, je l’ai demandé.

 

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23:12 Écrit par Nicole | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

ouille, lundi matin et me voilà déjà la larme à l'oeil...ton txtet est superbe,comme toujours...la semaine prochaine peut-être pourra tu me faire rire.

Écrit par : anne | 04/12/2006

Merci Nicole pour ce nouveau texte plein de sensibilité, tu as eu bien de la chance d'avoir deux grand pères en un. Bises Viviane

Écrit par : Viviane Flament | 05/12/2006

Je retrouve un peu ton grand-père, il est bien vivant dans ma mémoire. Un peu de nostalgie m'envahit... c'était il y a bien longtemps. Si longtemps...

Écrit par : Nicole Gérardy-Pennie | 25/02/2012

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